Disque of the week – Kid Francescoli « With Julia »

Kid-Francescoli-With-Julia

Une pochette toute en délicatesse

Un nom de scène qui fleure bon les grandes heures de l’OM. Les amateurs de ballon rond se souviennent d’Enzo Francescoli, génial numéro 10 uruguayen du club phocéen lors de la saison 89/90. Zidane lui-même l’idolâtrait, au point de donner son prénom à son premier fils. Un clin d’œil footballistique qui n’a évidemment aucun impact sur la musique de Mathieu Hocine, tête pensante de Kid Francescoli, qui sort aujourd’hui With Julia, son tout dernier album.C’est le troisième effort de Kid Francescoli, bidouilleur expert en mélange de sons. Il le dit lui-même dans une interview au magazine Newton: « Je joue d’un peu de tout mais pas très bien, je ne suis pas un super bon musicien dans le sens où je ne peux pas improviser des trucs dingues avec un instrument en particulier. Mais je sais jouer juste assez bien de tout ça pour composer et ça c’est le plus important. » C’est bien le cas sur With Julia, un album qui parle d’amour, des liens qui lient le Kid à Julia Minkin, artiste américaine rencontrée à New York qui concède qu’elle n’aurait rien fait de sa vie si elle n’avait pas été artiste. Le duo fonctionne à merveille. Sur le disque, car dans la vie, on s’en fiche. Si ces deux là pouvaient se faire la gueule pour faire un disque meilleur encore, sûrement qu’on les encouragerait à se mettre des pains. With Julia sonne donc comme une lettre d’amour mise en musique, avec des morceaux incroyables (Blow up, Prince Vine…), et d’autres qui transportent directement dans un film des 50’s, par la magie de la voix et de l’imaginaire (My Baby). Sur Prince Vine, pas besoin de prendre les empreintes pour reconnaître la patte de Kid Francescoli. Disco queen dépareille un peu de l’ensemble, trop ressemblant à de l’existant peut-être. Mieux vaut finir avec le très bel instrumental d’Italia 90 (encore une référence footballistique?). Là encore ça ressemble à quelque chose: Alone in Tokyo, de Air, c’est évident, mais c’est beaucoup moins gênant. Bien au contraire. Et puis, la « French touch », les Versaillais, tout ça fait partie des références du Marseillais qui cite Air, mais aussi DJ Shadow ou encore Laurent Garnier parmi ses références.

Allez, en fouillant un peu, on pourrait quand même reprocher à ce With Julia d’être un poil trop court. Francescoli le musicien et Francescoli le footballeur partagent finalement une chose: le fait de jouer juste, et dans le haut du tableau de préférence.

Le très beau clip de Blow up:

kidfrancescoli.com

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